Richard de Coudenhove-Kalergi (1894-1972)

Coudenhove_portarit                     Paneuropa

Son livre-manifeste, Paneuropa, a été publié en 1923. Il y préconise une union des États européens, ce qui suppose d’abord une réconciliation franco-allemande, son but est certes, comme Briand, d’éviter que ne se reproduise la catastrophe de 14-18 mais de permettre à « l’Europe d’assurer son indépendance face aux puissances mondiales extra-européennes qui sont en pleine croissance ».  L’ouvrage a connu très vite un vif succès.

    Ses idées ont très directement inspiré Aristide Briand, même si celui-ci a une vision plus politique qu’économique des futurs États-Unis d’Europe.

    En octobre 1926, le premier Congrès de l’Union paneuropéenne réunit à Vienne plus de 2000 participants venus de 24 pays, qui votent les statuts du mouvement et élisent Coudenhove à la présidence du Conseil central (et Briand à la Présidence d’honneur).

Coudenhove_Europa_erwacht

    A ce congrès est jouée l’Ode à la joie tirée de la IXème symphonie de Beethoven que Coudenhove propose d’adopter comme hymne européen. Il a aussi proposé l’instauration d’une « journée de l’Europe » et d’une monnaie unique.

L’Europe s’éveille !

 

    Coudenhove en 1940 s’est, comme Alexis Leger, exilé à New York où il resta jusqu’en 1944. Après la guerre, il reprit son combat pour faire triompher son projet paneuropéen, multipliant les publications et les initiatives. 

    La Fondation Saint-John Perse conserve un des premiers exemplaires de la revue Paneurope, n° 8-10 de 1929, Pour une conférence Paneuropéenne.

    Elle conserve aussi 13 lettres personnelles de Coudenhove-Kalergi à Alexis Léger (années 1942-1960) où il est essentiellement question de l’avenir de l’Europe et de congrès pan-européens (auxquels le diplomate est à plusieurs reprises invité).

     Coudenhove-Kalergi a parlé juste après Alexis Leger lors de la Commémoration internationale organisée en 1942 à New York à l’occasion du 80e anniversaire de la naissance d’Aristide Briand. Leurs discours, et celui de quelques autres orateurs, ont aussitôt été publiés, en anglais, à New York.