SAINT-JOHN PERSE :
ANABASE, I.
COMMENCEMENTS

Jeudi 27 avril à 18 h 30
Auditorium, Bibliothèque Méjanes

Conférence de Marcel Ditche
Lectures par Francis Baronnet-Frugès

Il y a un privilège des commencements. C’est de ce privilège qu’on voudrait user pour entrer dans la poésie de Saint-John Perse. D’où le choix  de l’objet de lecture : le chant I d’Anabase (1924). Anabase, car c’est l’œuvre-source des grands poèmes à venir, le chant I, en raison de sa valeur inaugurale, augurale. D’où aussi les principes de lecture. La poésie de Saint-John Perse passe, non sans raison, pour difficile d’accès. Il lui attribuait pourtant une fonction d’exploration du mystère humain. Par-delà l’euphorie immédiatement suscitée par le souffle du langage, c’est une lecture éclairante du chant I que l’on voudrait initier. Pour cela, partir du repérage de motifs majeurs ou de détails d’apparence infime, tirer les fils pour construire peu à peu, en évitant toute traduction prosaïque et sans prétendre épuiser le texte, des parcours possibles de compréhension. Une anabase, c’est-à-dire une montée dans le poème.