HÉLÈNE HOPPENOT
Photographies
Chine 1933-1937

du 16 juin au 21 octobre 2017
Vendredi 23 juin 2017 à 18 h 30 – Salle Armand Lunel, Bibliothèque Méjanes
Henri et Hélène Hoppenot, Alexis Leger/Saint-John Perse
60 ans de diplomatie, d’art et de voyages
Conférence de Marie France Mousli avec Claude Thiébaut

Images de la conférence et du vernissage

Pont au palais d’Été, Pékin

Henri Hoppenot et Alexis Leger sont entrés tous les deux au Ministère des Affaires étrangères en 1914, et dans le même service, celui de la presse, puis ils n’ont cessé, pendant 60 ans, de s’éloigner et de se retrouver au gré des épreuves du siècle. Dans son Journal, Hélène Hoppenot a été attentive à les évoquer l’un et l’autre et s’est attachée, partout où elle a suivi son mari, à exprimer par la photographie la réalité des pays qui les accueillaient.

Marie France Mousli, auteur de plusieurs ouvrages sur Henri et Hélène Hoppenot, répondra aux questions de Claude Thiébaut pour évoquer cette histoire d’amitié sur fond d’Histoire.

Rencontre organisée en partenariat avec les Amis de la Méjanes.

« Nous n’habiterons pas toujours ces terres jaunes, notre délice… » – Saint-John Perse

« …La Chine… c’est le roman de ma vie » (Journal, 17 juillet 1918)
Hélène Delacour (1894-1990) épouse le diplomate Henri Hoppenot en 1917. Elle abandonne une carrière d’artiste lyrique pour parcourir le monde et elle traverse le XXème siècle au gré des postes diplomatiques de son mari : de la Suisse au Vietnam en passant par la Perse, La Syrie et le Liban, l’Allemagne, l’Amérique et la Chine.

« Un jour je pourrai peut-être vous aider… » lui dira Alexis Leger, le Secrétaire général du Quai d’Orsay, mais c’est Claudel tout d’abord qui éveille en elle le désir d’aller en Chine « le paradis des diplomates ».
De 1933 à 1937, elle habite la Chine tant rêvée, tant désirée, celle de la « Connaissance de L’Est » de Paul Claudel, celle des « terres jaunes…» d’Alexis Leger.

Diariste, elle commence son Journal au Brésil en 1918 et s’adonne à la photographie à son arrivée en Chine en 1933.
C’est par ses photographies prises en Chine qu’elle croise l’univers poétique de Saint-John Perse, et nous donne à contempler ces merveilleuses images d’un monde chinois traditionnel : paysages, temples, paysans, scènes de rue…

Hélène Hoppenot a laissé un imposant et remarquable Journal (1918-1980) et des milliers de photographies du plus grand intérêt (déposées au Ministère des Affaires étrangères) dont elle a publié six albums de son vivant. Deux volumes de son Journal, 1918-1933 et 1936-1940, ont paru aux éditions Claire Paulhan, un troisième, 1940-1944 va paraître en novembre 2017. Photographies et Journal constituent un témoignage unique d’un monde disparu, marquant les temps forts d’une époque et d’une vie.

Marie France Mousli

Panneaux synoptiques sur Alexis Leger, Hélène et Henri Hoppenot
(Origines, Etudes, Vie professionnelle, Vie privée, Publications).

Présentation de la précédente exposition à Montpellier,
Pavillon Populaire, 6 mars-29 mai 2016,
« Hélène Hoppenot. Le Monde d’hier, 1933-1956 », cliquer ici.

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