Notes sur mon voyage en Mongolie Orientale
Jean Augustin Bussière

Documents annexes

Accéder au texte

1 – Tous comptes faits…

Lettre d’Henri Picard-Destelan à Jean Augustin Bussière, 27 Juin 1920

Où il apparaît que, même si, dans les notes consignées par Bussière dans son carnet en 1920, l’anecdote de la découverte d’une tête de cheval par Alexis Leger n’est pas mentionnée (elle n’apparaît que dans les notes rédigées en 1945, de même la formule « expédition [ou voyage] de la tête de cheval » qui a donné son titre à ces notes),  l’anecdote est globalement authentifiée et avait  dès l’origine acquis le statut d’événement majeur aux yeux de tous, ici Picard-Destelan, au-dessous Toussaint lui-même.

Collection Association J. A. Bussière

——

Transcription

27 Juin 1920

Toussaint 169,83[1]
Bussière   197,18

Cher Docteur,

Voici le compte de l’expédition de la Tête de Cheval que je crois exact à quelques cents près.

Veuillez me retourner les papiers pour me permettre de les envoyer ensuite à nos autres compagnons[2].

Bien cordialement.

H[enri] Picard-Destelan

——

[1] Comptes en dollars (cf. la lettre suivante). Bussière a payé pour Toussaint, qui l’a ensuite remboursé.
[2] A savoir Toussaint et Leger.

——

Lettre de Charles-Gustave Toussaint  à Jean Augustin Bussière, 6 juillet [1920]

Collection Association J. A. Bussière

——

Transcription

6 juillet [1920]

Cher ami,

Recevant de notre ami Picard-Destelan les drapeaux de prières[1], et apprenant que vous lui aviez réglé ma quote-part pour l’expédition de la Tête de Cheval, je viens de vous envoyer par la Banque de l’Indochine 175 dollars 83, dont va être crédité votre compte à Pékin. Vous serez bien aimable de remettre à Picard-Destelan 10 dollars 65, pour le couvrir des avances qu’il m’avait faites à Ourga et du coût des drapeaux de prières. Et si je ne me suis pas trompé dans mon arithmétique, vous vous trouverez vous-même couvert.

Au cas d’erreurs, dites-moi ce que je redois.

J’ai des nouvelles de mon manuscrit[2]. Le Journal Asiatique va se limiter et se réduire à cause de la crise du papier, il pourra tout de même publier quelques chapitres, mais pas plus[3]. D’un autre côté, une nouvelle collection va être lancée des Classiques d’Asie, avec illustrations ; elle pourrait me prendre une sélection de chapitres[4]. Guimet me publierait le tout, mais pas tout de suite[5].

Comme je tiens d’abord à prendre date, je prie Finot[6], qui va revenir à Hanoï, de publier mon travail au Bulletin de l’Ecole française d’Extrême Orient[7] et, au cas où par quelque malencontre il ne pourrait le faire à bref délai, de faire passer quelques chapitres au Journal Asiatique.

Je n’ai aucune nouvelle de Lily[8].

Je passe mon temps entre des audiences étouffantes et l’étude de pièces écrites – horresco referens[9]à la machine à écrire.

Les drapeaux de prières sont arrivés à point pour me départir quelque consolation.

Je vous ai écrit il y a une huitaine et suppose que vous avez reçu ma lettre.

Le plus affectueusement,

            G[ustave] Ch[arles] Toussaint

——

[1] Plusieurs obos aperçus pendant le voyage étaient ornés de tels drapeaux de prières. Les voyageurs ont pu en acheter comme ils l’ont fait à la lamaserie de Tchuerin pour un tableau miniature (voir au 17 mai).
[2] Le titre n’est pas rappelé, les amis de Toussaint sont tous informés du fait qu’il a trouvé, jadis (en 1911) un précieux manuscrit (le Padma Thang Yig) et en a réalisé une traduction
u’il souhaite vivement publier.
[3] Le Journal Asiatique publiera en effet un extrait de la traduction de Bussière mais en 1923 seulement (volume II, p. 257-328).
[4] Cette collection Classiques d’Asie ne semble pas avoir vu le jour, du moins sous ce nom.
[5] La traduction intégrale de l’œuvre (540 pages) ne sera publiée qu’en 1933 sous le titre Le Dict de Palma chez l’éditeur parisien Émile Leroux dans la collection Bibliothèque de l’Institut des Hautes Études chinoises. Émile Guimet (1836-1918), cet industriel lyonnais, grand voyageur et collectionneur passionné par l’Asie, est décédé depuis 1918, Toussaint, en quête d’un éditeur, évoque sans doute ici non pas l’homme mais le musée qui porte son nom (créé par lui à Paris en 1889), comme structure susceptible de l’aider à publier son texte. Dès 1912, Jacques Belot, que Toussaint et Bussière connaissent bien, avait déposé une part de ses collections dans ce musée. Toussaint fera de même en 1939.
[6] Louis Finot (1864-1935), archéologue et orientaliste français, spécialiste de la philologie et de l’épigraphie de l’Asie du Sud-Est, a été un membre essentiel de l’École Française d’Extrême Orient (E.F.E.O.), créée en 1898 à Saïgon et Hanoï. Il en fut le directeur à quatre reprises entre 1898 à 1930. Dans les bâtiments de l’école à Hanoï, construits en 1932, le gouvernement du Nord-Viêt-Nam a ouvert en 1958 l’actuel Musée Louis Finot. C’est dans le Bulletin de l’École française d’Extrême Orient, et non dans le Journal Asiatique comme envisagé d’abord, que Toussaint a réussi à faire paraître, en 1920, de premiers extraits de sa traduction. Autres publications d’extraits en 1925 dans une autre revue de l’E.F.E.O., Études Asiatiques.
[7] Le manuscrit du Padma Thang Yig est évoqué par Bussière dans ses notes le 14 mai alors que le groupe passe non loin du monastère de Litang où Toussaint l’avait trouvé en 1911. Il s’en est entretenu avec Victor Segalen lors de son séjour à Shanghai en avril et mai 1917 et aussi avec AL qui connaît bien ce texte (évoqué dans sa lettre à Toussaint, 29 mars 1921, OC, op. cit., p. 895). AL possède XXXX . Voir la dédicace XXXX
[8] N’a pas été identifié(e).
[9] « Je frémis en le racontant », citation de l’Enéide, II, 204. Bussière dans ses notes avait pour sa part cité XXXX et XXXX.

——

2 – Bussière et la peste encore en 1921 en Mandchourie

——

3 – SJP et la peste

Lettre à Bussière de 1919

 

 

Collection Association J. A. Bussière

Transcription

Légation de France
en Chine

21 Juin 1919

Abattoir Régine

Mon cher Docteur,

Ci-joint XXXX

XXXX texte

A S Leger

Lettre d’Alexis Leger à sa mère

texte XXXX

Dans OC

texte XXXX

——

Accéder au texte